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Quels sont nos combats?

 

Être un avocat entrepreneur c’est plaider quotidiennement, travailler ses dossiers, recevoir ses clients, gérer son cabinet, manager son équipe.

Nous sommes fiers d’être des avocats entrepreneurs et nous souhaitons représenter ce que nous appelons « le peuple des avocats » au sens noble du terme.

Ces avocats qui exercent actuellement dans des conditions difficiles, qui font face, sans aucun soutien, à la crise du Covid, qui subissent les réformes successives mal préparées, qui s’émeuvent de la dégradation de leur exercice quotidien.

Pour cela nous souhaitons combattre sur deux fronts :

 

I - Maitriser notre temps et nos finances

La gestion de notre charge de travail :

Actuellement nous sommes la seule profession libérale qui ne peut maîtriser son emploi du temps et ce alors que nous sommes profondément attachés à notre indépendance.

Nous avons bien conscience qu’il n’est pas possible de révolutionner la gestion des audiences.

Cependant, certaines mesures simples et pragmatiques permettraient rapidement et sans coût important de nous faire gagner du temps au quotidien.

Il pourrait s’agir de :

  • La création d'un annuaire national des juridictions avec les numéros et les mails directs des greffiers voir des magistrats
  •  limitation du nombre de dossier admis dans un même rôle d’audience,
  • La limitation de la durée des audiences
  • Le renouvellement automatique 3 mois avant sa date d’expiration de la clé RPVA,
  • L’obtention du stationnement sur les places de livraison grâce à notre macaron comme c’est le cas pour certaines professions libérales,
  • L’obtention du stationnement dans les parkings des juridictions lors des audiences sans distinction de barreau
  • Le renvoi automatique et sans déplacement des demandes de renvoi lorsque toutes les parties le sollicite
  • Le renvoi automatique et sans déplacement des demandes pour certains motifs (COVID, dernier trimestre de grossesse)…
  • Le droit à la déconnection notamment en instaurant des périodes de vacances judiciaires permettant de suspendre les délais procéduraux

La rentabilisation de nos cabinets :

Fortement éprouvés par la réforme des retraites puis par le covid, nos cabinets sont exsangues financièrement et il est urgent de redynamiser nos cabinets.

Cela peut passer par :

  • La mise en place de la TVA à 5.5 comme cela est permis actuellement par l’Europe ;
  • La création d’une plateforme nationale de gestion de l’aide juridictionnelle (dépôt, obtention et règlement)
  • Le développement des métiers accessoires de l’avocat
  • Des cotisations sociales transparentes, compréhensibles et justifiées
  • La fin des 15 jours de carence en cas d’arrêt maladie
  • L’exonération du droit équivalent au droit de plaidoirie sur le CA réalisé à l’AJ
  • Étalement sur 5 ans des charges lors de la cessation d’activité
  • Aide financière et étalement des charges les deux années suivant la reprise de l’activité d’avocat
  • Instauration le chômage partiel pour les collaborateurs libéraux lors de crises nationales graves
  • Rendre obligatoire l’assurance chance maternité/paternité
  • Pour les avocats à leur compte ou associé mise en œuvre d’une assurance maternité ou paternité leur permettant de maintenir le chiffre d’affaires du cabinet durant le congé maternité/ paternité

II.        Revaloriser l’image de la profession d’avocat

Autrefois respectée et valorisée, notre profession fait face à une dégradation de son image, que ce soit auprès des autres professionnels du droit ou auprès de nos clients.

Nous souhaitons que la plus-value de l’avocat soit mise en avant et son image restaurée.

Auprès des justiciables :

Il est nécessaire de réinstaurer le « réflexe avocat » et la confiance en notre profession en communiquant sur :

  • La valeur ajoutée de l’avocat,
  • L’accessibilité de l’avocat par la transparence de nos tarifs et leur justification,
  • Le fonctionnement de l’aide juridictionnel et les tarifs d’indemnisation de l’avocat dans ce cas,

De même il est indispensable de lutter au quotidien contre les usurpateurs et les braconniers du droit.

Auprès des juridictions

Notre profession a de moins en moins accès aux greffiers et aux magistrats alors que nous sommes des auxiliaires de justice.

Il est indispensable que nous obtenions :

  • Un accès privilégié aux magistrats et aux greffiers par rapport aux justiciables
  • La valorisation du statut des élèves-avocats devant les juridictions
  • Le développement de stages en cabinet d’avocat pour les futurs magistrats des juridictions civiles et pénales mais également pour les futurs conseillers des tribunaux administratifs

Auprès des autres professions du droit

La profession d’avocat doit également entretenir des relations privilégiées avec les autres professions du droit. Cela peut passer par :

  • La mise en place d’un interlocuteur dédié dans les chambres départementales des Notaires et des Huissiers de justice
  • La mise en place d’un interlocuteur dédié chez les protections juridiques outre la mise en œuvre de procédures de traitement des dossiers compatibles avec le secret professionnel